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    Ouirgane, une vallée et une population qui ne comptent que sur elles-mêmes




Ouirgane, une vallée et une population qui ne comptent que sur elles-mêmes

Envoyé par : abdelali88 le 14/02/2013 11:36:38

«L’Atlas chante car ses montagnes sont humanisées. Où que vous allez, vous rencontrez les empreintes des Hommes. Si bonheur il y a, c’est que les montagnards vivent en parfaite adéquation avec leur montagne, comme d’ailleurs les nomades avec leur steppe», écrit Mohammed Mahdi, professeur de sociologie rurale à l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès, et auteur d’une thèse intitulée Pasteurs de l’Atlas, production pastorale, droit rituel. Peu de Marocains des villes connaissent les montagnes de leur pays pour constater de visu cette symbiose entre les montagnards et leur nature, mais il suffit au citadin, le temps d’un week-end, de s’échapper des mille  et une contraintes de la ville pour se retrouver de plain-pied au milieu d’une nature à vous couper le souffle. A 60 kilomètres de Marrakech, sur la route de Taroudant, se trouve Ouirgane, une commune rurale de la province du Haouz n’abritant pas plus de 7 000 âmes, tous des Imazighen. Mais les montagnes environnantes culminant, dans certains endroits, à 2 300 mètres d’altitude, s’étendent sur plusieurs kilomètres. Une aubaine pour les adeptes des randonnées pédestres.

En cette fin janvier 2013, on est en plein hiver, mais le climat est plutôt clément. La route la mieux indiquée est celle menant à Tahnaout dans la province du Haouz. De là commence l’ascension en voiture, avec des slaloms qui s’étendent sur plusieurs kilomètres à cause des virages, jusqu’au village d’Asni. Une bifurcation mène vers Imlil (loin de 17 km), passage obligé pour atteindre Toubkal (4 167 m), point culminant du Haut Atlas. Notre ambition est plus modeste. Nous continuons sur la même route, celle menant au col de Tizi n’Test (allant jusqu’à Taroudant) pour se rendre à Ouirgane, là où les montagnes n’atteignent pas plus de 2 300 m, au pied du Toubkal et de son parc national.

25 janvier, première étape : la commune Marigha. Un panneau au bord de la route indiquant Ksar Shama retient notre attention. Joli nom, joli site. Le parc s’étend sur plusieurs hectares, submergés d’oliviers. A la réception, une jeune dame, sourire aux lèvres, nous reçoit. Un accent espagnol émaille son français. «Accent italien», rectifie-t-elle. C’est la gérante de l’établissement. Valeria, c’est son prénom, n’est pas trop habituée à voir des clients marocains, elle nous regarde, étonnée. Elle reçoit beaucoup d’Européens, «et 70% de ses clients sont des Anglais, tombés sous le charme du climat et des paysages de cette région», précise-t-elle. Une piscine, des chambres spacieuses avec cheminée, trois bungalows, et, surtout, une vue imprenable sur les montagnes de l’Atlas. 

«Le Sanglier qui fume», une auberge, fondée en 1945

Lahcen, l’un des huit salariés qu’emploie Ksar Shama, est aux petits soins. Il nous apporte du bois pour la cheminée, et, à l’heure du dîner, un succulent tagine au poulet et légumes. En fait, c’est Valeria (et Jiorgia, italienne elle aussi), engagée par le richissime propriétaire des lieux, qui a donné un coup de fouet à cet établissement. Fermé pendant plusieurs mois, il n’a pu redémarrer qu’en juillet 2012.

26 janvier, 14 heures. Ahmed, notre guide, arrive pour notre randonnée pédestre en montagne. Un sexagénaire, solide comme un roc, un pur produit de Ouirgane, qui ne connaît du monde urbain que Tahnaout, l’agglomération la plus proche. «Né certes à Marigha, mais c’est à Anraz, l’un des multiples douars qui parsèment la montagne entourant Ouirgane, raconte-t-il, que j’ai grandi avec ma mère après le décès de mon père quand j’étais encore enfant». Ahmed, affublé de sa djellaba, une taguia (bonnet) vissée sur la tête, des chaussures à la semelle usée à force d’arpenter les sentiers caillouteux, nous reçoit au «Sanglier qui fume», au cœur de la vallée de Ouirgane. C’est la plus vieille auberge de la région, fondée en 1945 par un Français, Paul Thévenin, et sur laquelle les deux descendants du fondateur, Annick et Richard, continuent de régner en maîtres, non sans fierté, jusqu’à nos jours, défiant l’usure du temps et les intempéries que connaît habituellement la région, comme les inondations de 1995 qui avaient saccagé leur établissement mythique. Quelques nuages s’amoncellent à l’horizon, mais Ahmed, notre guide, nous certifie, sûr de lui, qu’aucune goutte de pluie ne perturbera notre virée en montagne. L’homme connaît parfaitement la région, ses douars et ses habitants, pour avoir été au service des fans des montagnes pendant de longues années, puis comme moqaddem à partir 2002. Dans ce bled montagnard, on n’a pas le choix : ou bien on est paysan attaché à sa terre, exploitant les oliviers, caroubiers, amandiers, pommiers, noyers..., ou bien on est dans le circuit touristique comme serveur ou gardien dans un hôtel de la place, ou encore on quitte le village pour aller chercher du travail ailleurs. Mais, tout comme en ville, «nombre de jeunes ne faisant aucun de ces choix restent oisifs dans les douars après avoir quitté l’école», se désole Ahmed.

Nous entamons notre grimpée vers 15 heures. Objectif, douar Tikhfist, à 1 500 mètres d’altitude. Nous devançant, Ahmed marche à grandes enjambées, mais nous suivons son rythme, lui emboîtant le pas pour ne pas sortir des sentiers. Ces derniers sont nivelés par endroits, raides par d’autres, certains traversés de séguias, naturelles ou confectionnées pour arroser les cultures. Sur notre route, à plusieurs endroits, des tuyaux PVC serpentent la montagne conduisant de l’eau de la source jusqu’aux chaumières, en passant par des châteaux d’eau. C’est ce que nous explique Mohamed, le moqaddem du douar Tikhfist. Nous y arrivons après deux heures d’escalade. Voilà un tout petit village de quelque 400 âmes, «de 150 électeurs», précise notre guide Ahmed,  niché au sommet de la montagne, où l’on s’accroche à la terre et l’on essaie de se procurer un minimum de confort. Un pylône amène l’électricité, des paraboles sont sur les toits des maisons et le téléphone cellulaire est monnaie courante. 

Les filles quittent l’école dès qu’elles sont en âge de se marier

Le problème majeur est celui de l’eau. Les habitants du douar l’ont résolu eux-mêmes, en 2008. A l’aide de «l’Association pour l’environnement et le développement» créée au début des années 2000 (chaque douar dans la région a son association, les bailleurs de fonds sont souvent des étrangers), ils ont pu collecter les 40 000 DH nécessaires pour acheter le matériel, construire un château d’eau, et canaliser de l’eau d’une source, loin de trois kilomètres, jusqu’au douar. Comment facturer la consommation d’eau ? «Des compteurs sont installés : un dirham pour chaque tonne d’eau consommée, en sus de 5 DH comme taxe. La facture dépasse rarement 25 DH par mois», indique Abderrahim Aït Bella, membre de l’association. Ahmed, notre guide, nous invite à un thé à la menthe chez le président de l’association, Abdellah Id Ahmed. Lequel travaille comme gardien au «domaine de la Roseraie», le plus bel hôtel de Ouirgane construit en 1970 par Abdelkader Fenjiro, un ancien responsable de la Mamounia de Marrakech.

De l’eau, de l’électricité, des paraboles, des GSM, des cours d’alphabétisation pour les femmes du douar ; même une mosquée est en voie de construction. Tout cela est bien beau, mais le village manque d’école. Ceux en âge de scolarité parcourent tous les jours deux kilomètres dans la montagne, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il  pleuve, pour se rendre à l’école la plus proche, celle du douar Anraz. «Le ministère refuse d’en construire ici, il dit qu’il n’y a pas assez d’élèves dans le village. Il va falloir qu’on se débrouille nous-mêmes», lâche M. Aït Bella. Autour de notre thé, avec des amandes fraîchement cueillies comme accompagnement, Sanae, sa fille âgée de 16 ans, ne s’est pas encore remise du choc d’avoir quitté l’école à 13 ans alors qu’elle était en 6e année du primaire. Elle raconte : «J’aimais l’école, j’étais la meilleure élève, mais c’est mon père qui a décidé que j’arrête. Or, le collège est juste en bas dans la vallée. J’ai même, en raison de mes bonnes notes, obtenu une bourse d’études et une place à l’internat», se plaint-elle. «Toutes les filles abandonnent ici à un certain âge, c’est dangereux de les envoyer à l’école alors qu’elles sont en âge de se marier», enchaîne sa mère. Les mentalités ont décidément la peau dure. Pas une seule petite école, et on oblige les filles à quitter leur scolarité lorsque leur féminité commence à se mettre en valeur. Les garçons, eux, continuent leurs études s’ils en ont envie, et ceux qui abandonnent cherchent un job. 
C’est le cas du frère aîné de Sanae, 18 ans, qui est parti à Casablanca travailler dans une pizzeria. Certains adultes de ce douar, mais aussi de ceux avoisinants, vont travailler le jour à Ouirgane, Marigha ou Tahnaout, et retournent le soir chez eux, une piste de sept kilomètres (construite grâce à des bénévoles italiens) dans un très bon état, relie le douar à la route goudronnée.

Si on regrette une chose à Tikhfist, c’est le projet d’un gîte rural que l’association, avec l’aide d’une ONG allemande, a commencé à construire, mais qui a tourné court. Les fondations du gîte sont encore là, abandonnées à leur sort, surplombant le tout Ouirgane, avec une vue imprenable sur le barrage Yacoub El Mansour, d’une retenue de 70 millions de mètres cubes, inauguré en 2008 par le Roi Mohammed VI. Le manque d’eau reste la hantise de la population : quand le ciel déverse son déluge, c’est les inondations à coup sûr, comme ce fut le cas en août 1995 où toutes les vallées du Haut Atlas, de Ouirgane à Ourika, ont été submergées. La population s’en rappelle encore. Mais quand il ne pleut pas, ou très peu, c’est la sécheresse assurée. Les habitants des douars, pour sauver le bétail et les arbres fruitiers, creusent des séguias ou des puits. Cela leur revient cher même si l’eau, avec l’aide d’une sonde, peut jaillir à 25 mètres de profondeur. Pour le besoin de son douar, le président de l’association a envoyé une demande d’aide à la préfecture de Tahnaout pour le creusement d’un puits. «Restée sans réponse», se désole-t-il. Mais ce qui inquiète encore plus dans cette région, et menace l’environnement, ce sont les constructions en béton qui commencent à fleurir : comme cette résidence de six villas avec piscine érigée en pleine montagne par un homme d’affaires casablancais. «Ce qui risque sérieusement de défigurer la région», s’inquiètent quelques “écologistes” (voir encadré).

Nous nous rendons sur le chemin du retour au douar Anraz, à deux kilomètres de Akhfist, où vivent quelque 500 âmes. Là, l’école que fréquentent les 150 enfants des douars avoisinants a connu une rénovation, un mur d’enceinte, des toilettes ont été construites, et toute la peinture a été refaite, le tout avec l’aide d’une ONG italienne et de l’apport de la population locale. 
Mais ce qui retient l’attention à Anraz, c’est la tombe d’un saint juif érigée en sanctuaire au milieu d’un cimetière juif, vestige d’une population berbère juive qui vivait en symbiose avec la population musulmane. La tombe est celle du saint Rabbi Haim Ben Diwan. Selon Issachar Ben Ami, un auteur juif qui a consacré un livre sur le Culte des saints et pèlerinage judéo-musulmans au Maroc, il serait le fils du grand saint Rabbi Amran Ben Diwan d’Ouezzane. Il serait venu dans les montagnes du Haut Atlas au XVIIIe siècle pour collecter les dons… Une chose est sûre : comme son père, le saint juif d’Anraz est encore vénéré par une population juive qui vient des quatre coins du monde pour le visiter. Selon la légende, colportée encore à Ouirgane, autrefois des habitants enlevaient la pierre tumulaire du marabout et la jetaient dans l’oued, et le lendemain on la retrouvait à sa place initiale. Impressionnés, ceux-ci cessèrent leur acte sacrilège et, depuis, ont une dévotion pour «Moul Anraz».


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